Installation électrique pour chambre : s’informer sur les normes en vigueur

Installation électrique pour chambre

En accord avec la norme nfc 15-100, l’attribution de prises électriques dans les pièces désignées comme de chambres doit répondre à un certain nombre de critères. Ces derniers sont valables aussi bien si les travaux sont réalisés par des professionnels que si vous décidez vous-même de faire l’installation des prises électriques dans votre logement. Lorsque vous acheter une maison ou un appartement, il peut être intéressant d’avoir à l’esprit les obligations liées aux prises électriques dans les chambres. Ainsi, si vous constatez des manquements, vous pouvez les signaler ou garder en tête que des travaux supplémentaires seront nécessaires pour une remise aux normes. En tant que professionnel du bâtiment ou de l’immobilier, il est aussi primordial d’être au fait des obligations, tant pour la sécurité des clients que pour des questions d’assurance.

Qu’est-ce que la norme électrique NF C15-100 ?

En 1911, avec l’apparition des appareils ménagers dans les foyers et l’expansion de l’électricité, la nécessité d’établir des normes se fait ressentir pour réduire le risques d’accidents liés à l’électricité et son utilisation. Sous le nom de C11, celle qui est l’ancêtre de la norme domestique actuelle fait son apparition. Elle évolue ensuite en NF C11 puis s’appelle USE 11 jusqu’en 1956. C’est à cette époque que la norme prise électrique devient la NF C15-100. Ses objectifs principaux sont de :

  • protéger les installations électriques des foyers et des entreprises;
  • protéger les personnes et les travailleurs dans leur environnement;
  • garantir le confort des habitants d’un logement;
  • harmoniser les installations dans les nouveaux lieux d’habitation;
  • améliorer la gestion de l’électricité au sein des bâtiments;
  • faciliter son utilisation et l’évolution de son installation.

À partir de 196, la NF C15-100 devient obligatoire dans tous les logements neufs. Elle va de pair avec l’obligation d’installer des prises de terre, qui ajoute une sécurité supplémentaire en cas de court-circuit. En 1991, la norme subit à nouveau des mises à jour en imposant un différentiel 30 mA pour protéger les circuits de prises électriques. Elle spécifie notamment les mesures à prendre dans les salles d’eaux, tant sur l’installation des canalisations que sur celle du système électrique. Certaines industries se voient imposer des amendements de la norme dans l’optique d’assurer une sécurité maximale à leurs employés. En 2011, un arrêté stipule les conditions de vérification qui ont lieu sur les installations : seul un technicien compétent est autorisé à procéder à cette démarche dans le cadre professionnel.

Le nombre de prises électriques minimal pour chaque pièce

Tout constructeur est assujetti à la connaissance du contenu de la dernière version de la norme prise électrique NF C 15-100. Parmi les préconisations et obligations sont stipulés les nombres minimaux de prises par pièce. Ils s’organisent comme suit.

  • Dans la cuisine, il est obligatoire de disposer d’au moins 6 prises de courant non spécialisées avec un ampérage de 20 A, sauf si la cuisine est de taille inférieure à 4m². Le nombre de prises est alors réduit à 3.
  • Dans le séjour ou la pièce principale, il faut 5 prises à 16 A ainsi que des prises spécifiques pour le téléviseur, l’Ethernet et le téléphone. Si la pièce dépasse 28m², il faut rajouter une prise pour chaque espace de 4m² additionnel.
  • Dans les couloirs dont la superficie dépasse 4m², une prise de courant 16 A est obligatoire.
  • Dans la salle de bain, la norme impose la présence d’une prise 16 A ainsi que d’une seconde prise présente à proximité de l’interrupteur qui actionne l’éclairage.
  • Dans les autres pièces de plus de 4m² (sauf les chambres et les WC), une prise minimum est requise.
  • Dans les toilettes et les espaces extérieurs, aucune mention ne force le constructeur à installer des prises électriques.

Le cas des prises de courant dans les chambres

Les chambres ont des besoins assez spécifiques, puisqu’elles sont à la fois des espaces de vie où les habitants peuvent lire, travailler, jouer ou faire du sport, et des espaces de repos pour dormir, faire la sieste ou se détendre. L’intérêt d’y trouver des prises de courant est d’alimenter les sources d’éclairages diverses comme la lampe de bureau et la lampe de chevet. C’est aussi de pouvoir recharger les appareils électroniques tels que le téléphone, l’ordinateur ou les jouets sur batterie.

D’après la norme NF C 15-100, chaque chambre doit comporter au minimum 3 prises 16 A réparties sur le pourtour de la pièce, et ce quelle que soit la taille de la pièce. Dans les logements de type T2, il faut ajouter une prise RJ45 pour un accès au réseau Ethernet. Celle-ci doit être proche d’une prise électrique. Dès 3 pièces et plus, les logements sont obligatoirement équipés de prises RJ45 dans deux des pièces de type chambre ou bureau.

Mention spéciale pour les logements accessibles aux personnes handicapées

Si le logement construit ou rénové est prévu pour accueillir des personnes en situation de handicap, une prise de courant supplémentaire doit être prévue dans la chambre. Elle sera placée au même niveau que l’interrupteur régulant l’éclairage. La norme spécifie que sa hauteur ne doit pas excéder 1m30.

Norme électrique des prises dans la chambre : hauteur et détecteurs d’arc

Si le nombre de prises est bien défini par la norme en vigueur, ce n’est pas le seul critère qu’il convient de respecter lors de la mise en place de l’installation électrique dans les chambres et pièces de type bureau. D’une part, la hauteur à laquelle sont installées les prises doit aussi bien faciliter leur usage qu’éviter le risques d’électrocution en cas de flaque au sol ou d’inondation. L’axe des prises tel que défini par la norme NF C 15-100 doit se situer au minimum à 5 cm au-dessus du sol, sans limite de hauteur maximale. Ceci permet d’installer des prises hautes pour l’éclairage de bureau par exemple, et des prises proches du sol pour les branchements d’appareils électroniques ou pour l’aspirateur.

D’autre part, sans la rendre obligatoire, la norme conseille la pose de détecteurs d’arcs (AFCI pour Arc-Fault Circuit Interrupter) à la place des disjoncteurs des chambres. Ces dispositifs spécifiques repèrent la présence d’arcs électriques qui ont lieu lorsque les câbles sont anciens ou qu’il y a des problèmes de connexions. Une baisse de tension apparait alors dans le circuit. Ces arcs peuvent occasionner des incendies en formant des étincelles ou en échauffant un tissu, un papier ou un autre matériau inflammable. Ils sont considérés comme une cause majeure d’incendies électriques ayant lieu dans les logements. Le disjoncteur anti-arc réagit en seulement 10 microsecondes lorsqu’il détecte un arc électrique. Il ouvre alors le circuit pour éviter l’embrasement. La conséquence de cette haute sensibilité est une disjonction possible lors de l’utilisation de certains appareils qui vont émettre un type de signal non reconnu par le disjoncteur. Cependant, les versions les plus modernes des AFCI tendent à se montrer particulièrement efficace dans la différenciation des risques.

À noter : si le panneau électrique est trop vieux, le remplacement des disjoncteurs ne peut se faire. Il faut alors d’abord procéder au changement complet du panneau, ce qui occasionne un coût supplémentaire.

Combien de prises par circuit la norme électrique autorise-t-elle ?

Il est assez fréquent que le nombre de prises minimales pour une chambre soit dépassé, par confort pour les habitants du foyer. Dans ce cas, la norme NF C 15-100 recommande le nombre maximal de prises à ajouter par circuit, ainsi que le type de protection nécessaire en fonction de la section du câble.

Si vous utilisez du fil de 1,5 mm² à 2,5 mm², le disjoncteur doit assurer une protection d’intensité de 16 A au maximum. Le nombre de prises autorisées va jusqu’à 8 sur le même circuit. Au-delà, il devient nécessaire de créer un nouveau circuit avec un disjoncteur divisionnaire réservé.

Si vous utilisez du fil de 2,5 mm² ou plus, le disjoncteur doit assurer une protection d’intensité de 20 A au maximum. Le nombre de prises autorisées va jusqu’à 12 sur le même circuit.

Si le circuit ne comporte par de prises de courant, mais uniquement des interrupteurs dédiés à l’éclairage, un disjoncteur de 10 A est largement suffisant. Le nombre de points lumineux qu’il est possible d’y associer est de 8.

À noter : ces valeurs sont adaptées à l’installation d’une pièce de type chambre ou bureau, mais elles ne conviennent pas en cuisine. En effet, le nombre de prises autorisées pour un fil d’au moins 2,5 mm² sur un disjoncteur de 20 A est de 6 maximum. Ceci est notamment dû à la consommation élevée des appareils ménagers utilisés pour cuisiner tels que les robots, les fours à micro-ondes, les bouilloires, etc.